Dans un monde ou l'on existe que parce que l'on s'exhibe, je n'ai pas beaucoup de choix. Un choix contre nature, un choix imposé, un choix irrémédiable. Je le réfute et le repousse autant que possible. Mais je n'y peux rien, il s'impose.
L'ombre et la discrétion sont mes plus fidèles alliées. Je les chéries. Elles me réconfortent, elles me structurent.  Mais cette autarcie, à la limite de la consanguinité, m'appauvrit. Je m'atrophie. Tel un arbrisseau je dois m'ancrer, m'enraciner pour ne pas être balayer par le premier coup de vent.
Balloter, secouer, tailler, mais toujours avec souplesse et vigueur. Et un jour atteindre l'envergure estimable d'un centenaire.

En vous révélant ces choix, ces mots, c'est une part intime que je dévoile.